1967, 1994, 2011, trois temps dans l’histoire d’une même famille, trois époques. C’est un bout d’histoire qui nous mène à aujourd’hui, à nos rêves et à nos doutes, croise les bouleversements intimes avec les ébranlements de la société.
Texte Mike Bartlett
Mise en scène Granovsky Nora
Traduction Blandine Pélissier & Kelly Rivière
Avec
Émile Falk-Blin
Jeanne Lepers
Bertrand Poncet
Juliette Savary
Les Beatles chantaient Love, Love, Love sur le tourne-disque quand Sandra et Kenneth se sont rencontrés, en juin 1967. C’était le temps de l’utopie, de la jeunesse optimiste, « le temps des copains et de l’aventure », du Peace and Love et du Flower Power. Après l’ère Thatcher, en 1994, leurs enfants, déjà adolescents, écoutent les Stone Roses sur CD alors que les parents ont abdiqué. Leurs rêves en compromissions, trahisons, adaptations, tromperies « pragmatiques » : l’abus de substances illicites et de vin blanc a fait des dégâts.
2011, les enfants demandent des comptes à leurs parents devenus grands-parents, séparés, à l’heure du bio et d’Internet.
C’est un bout d’histoire qui nous mène à aujourd’hui, à nos rêves et à nos doutes, croise les bouleversements intimes avec les ébranlements de la société.
Tour à tour drôles ou mélancoliques, grinçants ou pétillants, les comédiens sont étonnants et virtuoses en leurs transformations tandis que les notes de Love, Love, Love, enchantent l’épopée familiale d’un amour fragile mais qui subsiste.
Né en 1982, Mike Bartlett est l’auteur de nombreuses pièces, toutes couronnées, au Royaume-Uni, par des prix prestigieux.