DU SOLLST DEN WALD NICHT VOR DEM HASEN LOBEN / QUAND LE CHOU N’EST PAS LÀ, LES BOUGIES DANSENT
De Jörn Klare - Traduction Pascal Paul-Harang - Mise en scène Katrin Plötner
Une femme fait écouter à sa mère âgée un enregistrement de discussions qu’elles ont eues ensemble 25 ans auparavant. La fille cherche à savoir qui est son père, cet homme qu’elle n’a jamais eu l’occasion de connaître. Le temps est devenu de plus en plus précieux pour elle car sa mère, entretemps atteinte de la maladie d’Alzheimer, commence à perdre ses souvenirs.
La pièce est adaptée du livre du publiciste allemand Jörn Klare paru en 2012 : Als meine Mutter ihre Küche nicht mehr fand : Vom Wert des Lebens mit Demenz / Lorsque ma mère ne retrouva plus sa cuisine : de la valeur de la vie atteinte de démence, un livre émouvant sur sa mère malade d’Alzheimer. C’est cette expérience personnelle qui lui a inspiré la forme théâtrale de la pièce Du sollst den Wald nicht vor dem Hasen loben. Comme on le constate de plus en plus souvent aujourd’hui, le thème de la démence n’est plus un sujet seulement médical et social, il est devenu pour notre société en pleine mutation démographique un thème que l’on aborde également dans le domaine des arts, comme la littérature et le théâtre.
Karin Plötner, jeune metteur en scène, a déjà présenté à Regensburg Roméo et Juliette et au Residenztheater de Munich, Hamlet-machine de Heiner Müller.
MUTTERSPRACHE MAMELOSCHN / MAMELOSCHN, LANGUE MATERNELLE
De Marianna Salzmann - traduction de Charlotte Bomy - Mise en scène Brit Bartkowiak
Histoire de trois générations de femmes.
Une brouille entre la fille, Rachel et la mère, Clara : elle part à NYC pour retourner au source de la culture juive. Elle apprend des mots en yiddish.
La mère, Clara est brouillée avec sa grand-mère, Lin, qui a vécu les camps de concentration qui est retournée en Allemagne de l’Est, elle est juive ommuniste : elle aurait préféré sa carrière à sa famille. La grand-mère est une figure assez charismatique : une chanteuse qui aurait tourné de par le monde. Mais est critiquée par sa fille. La grand-mère culpabilise d’avoir survécu aux camps, car seules les prostituées survivaient.
Il y a une tension permanente.
Clara aurait eu un frère Daviez qui est mort. Les lettres du fils sont très présentes. Rachel en veut à sa mère qui aurait volé les lettres de son frère, d’où son départ à NYC dans un quartier juif.
La question de la judaïcité est centrale, et de la « Vergangenheitbewältigung », le travail de mémoire par rapport à la seconde guerre mondiale.
Rachel : il y a un mot qu’elle apprend : créer des embrouilles familiales pour exister, c’est la seule façon d’exister. Quid du mot ? Mameloschn ?
La pièce raconte que c’est l’embrouille familiale qui crée la vie.
NUIT BLANCHE BERLINOISE
Social Muscle Club
http://socialmuscleclub.de/
Après Berlin où le club fut créé, Bristol et Bâle viennent de lancer leurs propres clubs. Social Muscle Club? Voici une tentative d’explication: Le Social Muscle Club fait du partage une expérience. Que veux-tu donner? Que désires-tu? Tu as besoin d’une nouvelle coupe de cheveux et tu offres une séance d’hypnose, tu veux être une diva sur scène et peux tatouer quelqu’un ou bien tu cherches l’inspiration et tu peux faire frire des oeufs…? Au Social Muscle Club, le trop-de rencontre le pas-assez-de, le jeu côtoie l’utile, l’art échange avec la nature.
Ça à l’air compliqué mais c’est très simple. Simple et très chouette! Au SMC on s’entraîne en compétences relationnelles afin de développer son muscle social, et ce grâce à des performances et autres actes scéniques, un groupe de musique, une scène ouverte, de la nourriture, des boissons, de la liberté et enfin du chaos. Le but du Social Muscle Club est de lancer un défi à nos paradigmes habituels de pensées et d’actions.
Le SMC commença en tant que happening privé dans un appartement berlinois avec seulement huit personnes. Le SMC s’est inspiré d’un petit club de travailleurs syndiqués de Sheffield dont l’un des principal but déclaré était « le divertissement et l’entraide sociale ». Suite à ces débuts, le groupe continua à rechercher de nouvelles formes de rassemblement qui permettent aux participants d’affirmer leur engagement, d’entamer un dialogue et de surmonter leur isolement. Les découvertes ainsi faites conduisirent le club à fournir un effort pour développer des évènements basés sur le communautarisme et la participation, et dans lesquels l’art -en particulier l’art de la performance- sert à mettre les participants en contact et d’entrainer ainsi leur « muscle social ».
NUIT BLANCHE BERLINOISE
Copy & dance
Copy & Dance consiste en une piste de dance et un grand écran sur lequel sont projetées des scènes dansées de vidéo clips et extraits de films issus de ces 34 dernières années.
L’idée de ce karaoké dansé est que tous les spectateurs reprennent en copiant les chorégraphies montrées. Ceux qui attendent Gangnamstyle seront déçus, ceux qui brûlent pour les Backstreet Boys peuvent espérer, ceux qui veulent « The time of my life » l’auront - sans Patrick Swayze, mais avec eux-mêmes et les autres danseurs copieurs présents. Sous les instructions de MC Tina et de VJ Anna, tout le monde est invité à danser devant ce grand écran et à reproduire la copie de scènes cultes dansées, de légendaires clips vidéo, du meilleur d’aujourd’hui et de l’inconnu venant de partout dans le monde (ou bien du coin de la rue). Jane Fonda ne ratera la fête sous aucun prétexte.
Dansons parce que ça rend heureux. «Let’s dance like we used to...» avec Tina Pfurr (MC) et Anna
Zett (VJ)
NUIT BLANCHE BERLINOISE
Tatiana Saphir aka DJ Obstsalat + Guest
Aux heures tardives avec Tatiana Saphir aka DJ Obstsalat et ses sons d’électropicale bass internationale, le mot d’ordre c’est: DANCE DANCE REVOLUTION!
Tatiana Saphir est née en Argentine. Elle est actrice et vit à Berlin et travaille entre autres avec Constanza Macras, Gob Squad, Santiago Blaum, Ariel Efraim Ashbel...
NUIT BLANCHE BERLINOISE
Projet Grindhouse: Les films de Christoph Schlingensief en France
Rétrospective cinéma avec présentation en direct, en collaboration avec Filmgalerie 451
Films en allemand surtitrés en français (interdit aux -16 ans)
S’inspirant des « Grindhouse » américaines des années 60-70, le programme est un triple-bill avec 3 films dans la même nuit! Agathe Chion, l’ancienne assistante à la mise en scène de Christoph Schlingensief se fait modératrice de son cinéma.
www.schlingensief.com/start.php
www.filmgalerie451.de/