Son histoire
Rosalie Drouot est née à la paroisse d’Aulnois en 1791, fille de Nicolas Drouot, marchand roulier, né à Vaubexy en 1754, marié à Anne-Marie Grandjean, née à Vaubexy en 1763. Elle était l’aînée de six enfants.
Après la Révolution française, Nicolas Drouot part avec sa famille à Nancy pour tenter de faire fructifier ses affaires. Pari réussi. Très rapidement, Nicolas Drouot achète des biens nationaux et devient rentier.
Il s’établit avec sa famille dans une superbe demeure, sise 13 rue du Manège à Nancy, qu’il acquit grâce à ses biens.
Rosalie découvre la peinture.
Son art
Peintre en miniature et aquarelliste, Rosalie Drouot travaille à la fois l’ivoire marouflé sur vélin et le papier vélin marouflé sur porcelaine ou carton.
L’art du portrait est son domaine de prédilection. Rosalie Drouot s'inspire de l’histoire antique et religieuse.
Elle exalte également la noblesse du Premier et Second Empire, le romantisme de l’époque et sa famille intime. Son parcours artistique se caractérise par deux périodes.
Première période à Nancy : 1813 - 1820
Ses peintures sont toujours exécutées sur ivoire marouflé sur vélin, papier vélin marouflé, sur porcelaine ou carton.
Sa technique témoigne de sa virtuosité : d’un faire haché oblique et de pointillé maniéré en variant la forme et la disposition des points, aquarellé et gouaché avec l’ombre des traits bleutés.
En début de carrière, elle réalise plusieurs copies de portraits tels que : Napoléon 1er, le général Jean-Victor Moreau, le Roi de Rome bébé, le prince Joachim Murat, roi de Naples d’après Jean-Baptiste Isabey et quelques portraits de famille et portraits de la noblesse nancéienne.
A Nancy, pas de signature ou très peu : « Rosalie-Rosalia, Mme Drouot, mois et année ».
Deuxième période à Paris : 1820 - 1826
En 1820, Rosalie Drouot, rejoint Paris, comme ses aînés. Elle devient l'élève dans l’atelier du peintre en miniature Frédéric Millet (1786-1859), jusqu’en 1826.
Elle devient pensionnaire dans une petite chambre (34, rue des Bons Enfants) à Paris.
Ses peintures sont toujours exécutées sur papier ou sur ivoire d’un faire pointillé concentrique léger, des fonds d’un haché oblique large aquarellés et gouachés, ou tout simplement en aquarelle sur papier.
Sa technique gagne en qualité, en caractère, mais aussi en sensibilité.
La palette de couleurs est plus étendue, suave.
Elle fait preuve d’une plus grande finesse d'exécution, les ombres sont moins bleutées que dans la première période, cependant elle peine à se défaire de son mauvais coloris rouge, écrit-elle dans une lettre de 1820 à sa soeur Charlotte.
A Paris : au début pas de signature.