OUVERTURE DU 19e FESTIVAL JEUDI 18 MAI 2017
La 19e édition du Festival International du Film Documentaire sur la Ruralité « Caméras des Champs » ouvrira ses portes jeudi 18 mai et jusqu'au dimanche 21 mai 2017 à Ville-sur-Yron en Meurthe-et-Moselle, sur le territoire du Parc naturel régional de Lorraine. Au programme 15 films en compétition en journée à compter du vendredi après-midi, mais aussi trois grandes soirées débats autour notamment des circuits courts (thème de cette édition 2017).
LES SOIREES DEBATS DURANT LE FESTIVAL
SOIREE HOMMAGE A JEAN-MARIE PELT
-> 20h30 - Jeudi 18 mai - Salle René Bertin de Ville-sur-Yron - Entrée gratuite
Soirée hommage au scientifique et écrivain Jean-Marie Pelt autour du film Jean-Marie Pelt, le jardinier du Bon Dieu de Patrick Basso.
Intervenants : Marie-Anne Isler-Béguin (présidente de l'Institut Européen d'Ecologie, vice-présidente de Metz Métropole et conseillère municipale de la Ville de Metz), Patrice Costa (journaliste, grand reporter en charge des questions d'environnement à L'Est Républicain et directeur scientifique de l'Institut Européen d'Ecologie) et Patrick Basso (réalisateur du film).
VENDREDI 19 MAI
14h > Nos boues taboues
Réalisé par Emmanuel Papin - France - 52 mn - 2015
Les stations d’épuration produisent des dizaines de milliers de tonnes de boues chaque année. Ces boues sont considérées par la loi comme des déchets. Elles concentrent les éléments nocifs issus du traitement des eaux usées et sont valorisées sous forme d’engrais dans le cadre d’épandages agricoles.
Les grandes agglomérations manquent de terres pour recycler ces boues. Elles doivent faire appel à la solidarité des régions voisines. Dans les zones rurales concernées, on s’interroge. Pourquoi les campagnes devraient-elles digérer les boues des villes ?
15h > La colère dans le vent
Dans ma ville d’origine Arlit, au Nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976.
Aujourd’hui, une bonne partie de cette région est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Une partie de l’année, de violents vents de sable enveloppent entièrement la ville. Ce vent de poussière propage des substances radioactives. Chacun cherche un abri. La ville devient calme, toutes les activités sont stoppées. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au coeur de ce film. Il dépoussière ses souvenirs, les 35 années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais à la rencontre d’autres anciens travailleurs et des plus jeunes qui ont certainement leur mot à dire.
16h15 > Hope in the bottle
Produire de l’huile d’olive en Palestine, c’est comme jeter une bouteille à la mer et pourtant, cette bouteille, comme un miracle en terre sainte, peut arriver à bon port...
Une fois tous les barrages passés. Hope in the bottle raconte à travers un road movie le voyage tumultueux d’une bouteille d’huile d’olive en Cisjordanie. En parallèle, le film conte le quotidien des paysans palestiniens qui tentent d’avoir une agriculture pérenne et une économie viable malgré les difficultés de passages liées à l’occupation. En suivant le périple de cette bouteille, nous allons à la rencontre de la Cisjordanie et des palestiniens, dans leur vie quotidienne... Une manière de montrer comment la vie l’emporte sur cette terre déchirée.
17h45 > Vivre au pays à tout prix
La proximité, le circuit court et son cercle vertueux peuvent-ils répondre aux préoccupations des producteurs et des consommateurs ? En partie très certainement !
Et les exemples de belles réussites sont nombreux. Les projets ne cessent de se développer pour répondre à un désir de réactiver des relations perdues et plus saines ou pour répondre à une nécessité économique urgente. Les deux se rejoignent dira-t-on, tout en comprenant que ce changement s’opère de manière plus ou moins rapide ou facile selon le type de production, la taille des exploitations, la proximité d’un marché potentiel et solvable. Au bout de l’expérience, le constat est souvent le même : dialogue, économie d’énergie, qualité des produits, confiance retrouvée.
Partout un cercle globalement bénéfique pour la planète et la santé s’est donc enclenché aiguisant des appétits qui demandent toute notre vigilance…
SAMEDI 20 MAI
9h > Vaches à lait
Embargo russe, variations des prix des céréales... de la Sarthe au Cantal, les éleveurs et les petits céréaliers s'inquiètent de l'avenir. Mais ils veulent réagir, chacun à leur manière.
Jérôme, Sandrine et leurs trois enfants : paysans de la Sarthe, continuent de se battre pour leur ferme : 60 hectares de céréales et quelques vaches. Edouard Bergeon les avait rencontrés en 2013. Ils étaient encore sous le choc de la tentative de suicide de Jérôme quelques années plus tôt. Un paysan sous pression, qui ne voyait plus comment s'en sortir avec 163 000 € de dettes... Edouard Bergeon est retourné les voir : ils ont réussi à s'accorder avec leur banque pour étaler leurs dettes sur 13 ans. Mais avec la baisse des prix des céréales, ils n'y arrivent plus. Aujourd'hui, ils se demandent s'il ne vaudrait pas mieux tout arrêter pour changer de vie....
9h30 > Les Agronautes
Réalisé par Honorine Perino - Pays France - Durée 75 mn - Année 2016
Nous sommes agriculteurs dans une petite commune aux portes de Lyon. Autoroutes, lotissements et zones commerciales grignotent peu à peu l’espace agricole. Les prix des terres flambent et deviennent inaccessibles pour des paysans, alors même que les citadins réclament une agriculture de proximité. A travers notre aventure familiale, le film pointe la complexité et l’incohérence des règles et usages qui régissent le foncier agricole en zone périurbaine.
10h45 > Sur le rebord du monde
Penmarch’, à la pointe du Finistère, est une terre aplatie par les vents d’ouest et taillée par la houle de l’Atlantique, qui depuis toujours vit de la mer. Tout ici parle d'un risque d'engloutissement, au sens propre comme au sens figuré, de la fragilité du cordon dunaire, de la fragilité des hommes, et d’un naufrage économique...
14h > Les voleurs de feu
Partout dans le monde, l’énergie solaire se développe de manière spectaculaire. Sauf en France où la filière photovoltaïque a perdu la moitié de ses emplois depuis 2011. Que s’est-il passé alors que, dans les années 70, la recherche photovoltaïque française était l’une des plus performantes au monde ? Qui a peur du développement de l’énergie solaire en France ? Les voleurs de feu questionne le modèle énergétique hexagonal : nucléaire contre renouvelable, système centralisé contre production autonomes, monopole d’Etat contre ouverture à l’autoconsommation.
15h > Quand le vent est au blé
Caméras des Champs - © SG Organisation, Nancy - V. 28 avril 2017
20
15h > Quand le vent est au blé
Réalisé par Marie Devuyst - Belgique - 71 mn - 2016
Projection en présence de Marc Vanoverschelde (Ferme du Hayon / Belgique), protagoniste du film.
Ces dernières années, sur les terres de Wallonie, on a vu réapparaître des variétés oubliées de céréales paysannes. Les blés anciens. Au fil des saisons, les graines se multiplient, se répandent et se transforment. Les gens se rassemblent, le travail s'organise.
Un petit réseau prend forme. C’est alors que l’acte de produire la semence et le pain devient pour chacun une expérience, guidée avant tout par la recherche du goût et le respect de la terre. Des champs au hangar, du moulin à la boulangerie, le film raconte les parcours croisés d’un agriculteur, une agronome, un paysan boulanger et deux meuniers, cinq acteurs du bon grain et du bon pain.
16h30 > Un paese di Calabria
Comme beaucoup de villages du sud de l’Italie, Riace a longtemps subi un exode rural massif. Un jour, un bateau transportant deux cents kurdes échoue sur la plage.
Spontanément, les habitants du village leur viennent en aide. Petit à petit, migrants et villageois vont réhabiliter les maisons abandonnées, relancer les commerces et assurer un avenir à l’école. C’est ainsi que chaque jour depuis 20 ans, le futur de Riace se réinvente.
DIMANCHE 21 MAI
09h > Ilots de résistance
Ilots de résistance nous plonge au coeur du mouvement de réappropriation des terres en Ecosse. Depuis une vingtaine d’années, les communautés des Highlands et des îles sont engagées dans une lutte acharnée contre une poignée de richissimes propriétaires fonciers qui règnent encore en rois et maîtres sur plus de 50 % du territoire de l’Ecosse. Au sortir du référendum sur l’indépendance, nous revivons le combat épique des résidents de l’île d’Eigg pour racheter leur île et nous participons à la campagne que mènent les habitants de Great-Bernera pour se réapproprier la leur.
10h > Le boulanger qui a réinventé son métier pour se libérer
Faire du pain, Daniel avait 3 ans quand il a commencé. Ouvrier, il a tout abandonné à 24 ans
car il ne trouvait pas le temps de s'épanouir, sa vie n'était faite que de pain. Il lui aura fallu 7
ans pour revenir à son métier passion... mais pas de n'importe quelle façon. Il a non
seulement revu sa manière de faire du pain, mais il a aussi réinventé le concept de
boulangerie de village : il laisse la caisse aux clients qui viennent librement prendre leur pain.
Et comme « vendre le pain, c'est autant de temps que de le fabriquer », Daniel ne travaille
que deux jours par semaine. Il consacre le reste de son temps à ses autres passions :
jardinage, musique et écriture...
10h15 > Une poule sur un piano
Réalisé par Laurent Lukic - France - 70 mn - 2016
Qu'est venu faire Duke Ellington en 1966 en plein coeur de la campagne Forézienne?
Pourquoi a-t-il été autant marqué par les trois jours qu'il a passés là-bas au point de composer une Suite et d'en consacrer un chapitre entier dans son autobiographie ? Une poule sur un piano raconte l'histoire d'hommes que tout semble opposer et que pourtant tout réunit autour d’un projet phare : la reconstruction du château de Goutelas. Ouvriers, intellectuels, agriculteurs, artistes venus de toute part vont redonner vie à cette demeure qui fut un foyer de l’Humanisme. Alors qu’il termine une tournée européenne, Duke Ellington deviendra lui aussi un acteur important de la reconstruction de cette demeure de la Renaissance, tombée en désuétude. Le compositeur américain séjourne trois jours dans la région, trois jours qui sont à l'image des dix ans du renouveau de Goutelas où désintéressement, complicité et solidarité sont les points communs entre ces hommes et dont le maître-mot est le « Vivre-Ensemble ». Ellington côtoie un monde à l'opposé du sien, mais auprès duquel il trouve les valeurs qui lui sont chères. Goutelas devient alors pour tous un catalyseur, le symbole d'un idéal qui perdure encore aujourd'hui.
11h30 > La guerre du vin
Ce film est l'histoire d'un retour, après quatre décennies, sur la fusillade de Montredon-des-Corbières, coup d'arrêt porté à la révolte des « comités d'action viticoles ». Dans les années 60/70, les viticulteurs du Midi font parler la poudre, et défrayent la chronique. Leurs revendications, en marge du syndicat officiel : freiner les importations de vin, réguler le marché agricole en Europe.
Barrages routiers, affrontements avec les CRS : la tension est montée, jusqu'au jour où tout a basculé, le 4 mars 1976. Ce jour-là,chez les milliers de manifestants qui se sont donné rendez-vous à quelques kilomètres de Narbonne, certains sont
venus avec des fusils. Quand les CRS arrivent, les coups de feu détonnent. Bilan : deux morts, des blessés par dizaines, et un paysage syndical qui, depuis, reste pétrifié à l'idée de rejouer la même tragédie. En 2016, que reste-t-il des « comités d'action viticoles » ? J'ai décidé de rencontrer André, Popo,
Juliette et les autres, ceux qui leur ont jadis donné corps. Ils nous racontent la nature ambivalente de leur lutte, son côté violent, mais aussi le sentiment de nostalgie qui lui est associé. Il s'agit, au bout du compte, de porter un regard frontal sur ce combat pour en vaincre les fantômes, et enfin, avancer.
15h > La boucle verte
Avant tout, la boucle est vertueuse : comment sur un territoire, un déchet produit de l’énergie qui sert à créer de l’activité et développer ce même territoire. Elle est verte car elle est dessinée par Jouany et Sylvie, Franck et Sabrina, ainsi que Gaël : des jeunes agriculteurs bio du plateau de Millevaches en Limousin, l’une des régions les plus dépeuplées de France. Ensemble, ils défrichent une voie nouvelle, ambitieuse et pleine de bon sens, pour faire de l’agriculture proprement, autrement. La boucle verte est un bel exemple d’économie circulaire et se situe au croisement des enjeux actuels environnementaux, des nouvelles pratiques agricoles et de résilience des territoires. Entre projet industriel et respect de l’environnement, le film raconte l’invention d’un nouveau modèle de production agricole, aux activités indépendantes et complémentaires, porté par des jeunes. Sur une année, nous suivons sa mise en place autour d’un procédé peu connu : la méthanisation.
VENDREDI 05 MAI à 20h30
UNE SOLUTION POUR L’AGRICULTURE DE DEMAIN… LA PROXIMITE ? LE CIRCUIT COURT ?
Une solution pour l’agriculture de demain... Que pensent les producteurs des échanges de proximité, des circuits courts... ?
On dit, la presse écrit, les télévisions montrent, qu’UNE, sinon LA solution pour l’avenir de l’agriculture comme pour le bien être des consommateurs, serait le circuit court. Mais « Les circuits courts, qu’est-ce-que c’est ? Est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur ». Voilà ce que dit le ministère.
Outre les vertus de la proximité, bilan carbone, fraîcheur et saisonnalité respectée, cela permettrait de redonner vie aux territoires, de créer des emplois, de (re) créer du lien social et offrirait aux producteurs l’occasion de retrouver foi dans leurs pratiques et une vraie rémunération de leurs efforts. Faut-il généraliser cette tendance aux grandes exploitations ? Tenus par des crédits importants et ainsi prisonniers de leurs pratiques, engagés dans des systèmes coopératifs lourds ou des filières bien en place, les gros producteurs ne se lancent que timidement dans les circuits courts dans les régions de monocultures. Que faire ?
20h30 > Le film
Circuits courts : gouverner et innover dans les territoires
Réalisé par Christian Dury et Béatrice Maurines - France - 60 mn - 2014
Allant à la rencontre de pratiques d’agriculteurs, de consommateurs, d’élus et d’accompagnateurs du monde agricole et d’associations, le film expose différentes manières de transformer et de commercialiser les produits agricoles en circuits courts. Il analyse comment ces démarches émergent et se mettent en place du point de vue individuel mais aussi collectif. Les initiatives sont le plus souvent co-construites à l’appui d’actions publiques et/ou associatives. In fine, le film montre les manières de gouverner et d’innover à l’interface de multiples acteurs ancrés parfois dans plusieurs territoires.
21h40 > Le débat
LES INTERVENANTS DE LA SOIRÉE
Bernard Lahure : directeur du GEIE EcoTransFaire. Porteur d’un projet de coopération INTERREG VA sur le thème « S’organiser pour manger local en Grande Région Rachel Thomas : vice présidente de la Chambre d’Agriculture de Meurthe-et- Moselle, en charge des territoires et du développement des filières locales.
Conseillère régionale du Grand Est
Damien Gérard : porteur d’un projet de circuit court fromagerie à Doncourt-les-Conflans.
JEUDI 18 MAI à 20h30
SOIRÉE HOMMAGE À JEAN-MARIE PELT
Faut-il encore présenter celui qui nous avait fait l’amitié de venir animer une soirée débat autour des semences en 2013 ? Sa disponibilité, sa gentillesse et surtout son savoir mis au service d’un engagement écologique de longue date font de lui, non seulement un précurseur mais aussi un éclaireur dans tous les sens du terme.
Précurseur, il le fût, en alertant bien avant que l’opinion publique ne commence à s’émouvoir de la santé de la planète ; son contact avec les sciences de la nature l’ont plongé au coeur des changements environnementaux sensibles et c’est à la fois en savant et en citoyen qu’il a formé des dizaines d’étudiants et d’acteurs à leur tour convaincus de prendre parti pour la défense de la nature et de la santé des plantes et des hommes. Lui rendre hommage à travers un film re-traçant l’homme savant, l’homme généreux qu’il a été, paraît aujourd’hui comme une évidence à tous ceux qui l’ont croisé. Ce ne sera pas le premier hommage qui lui sera rendu, mais peut-être le premier dans un cadre qu’il avait particulièrement apprécié et encouragé, celui de l’éducation permanente et populaire.
20h30 > Le film
SALLE RENÉ BERTIN DE VILLE-SUR-YRON / Entrée libre et gratuite
Jean-Marie Pelt, le jardinier du Bon Dieu
Réalisé par Patrick Basso - France - 52 mn - 2016
Disparu le 23 décembre 2015 alors que ce film était en préparation, Jean-Marie Pelt affirme ses espoirs et ses craintes pour le monde de demain lors de dernières interviews et entretiens filmés (échanges avec Pierre Rabhi ou Denis Cheissoux de France Inter) qui font oeuvre de testament moral pour les générations futures. Corinne Lepage, Yves Paccalet et de nombreux proches ou disciples évoquent le parcours singulier du fondateur de l’Institut Européen d’Écologie, Père de l’écologie urbaine, et dessinent un portrait intime de cet homme d’exception à la fois pharmacien, botaniste et écrivain, auteur de la série télévisée L’Aventure des Plantes (7 d’or du meilleur documentaire en 1987). Défenseur de l’agriculture biologique, il a été parmi les premiers à s’opposer aux OGM et aux pesticides.
21h30 > Le débat
LES INTERVENANTS DE LA SOIRÉE
Marie-Anne Isler-Béguin : présidente de l’Institut Européen d’Ecologie, vice-présidente de Metz Métropole et conseillère municipale de la Ville de Metz
Patrice Costa : journaliste et grand reporter en charge des questions d’environnement à L’Est Républicain et directeur scientifique de l’Institut Européen d’Ecologie
Patrick Basso : réalisateur du film.
20h30 > Le film
SALLE RENÉ BERTIN DE VILLE-SUR-YRON / Entrée libre et gratuite
Food Coop
Réalisé par Tom Boothe - France - 97 mn - 2016
Il existe à Park Slope, un quartier de Brooklyn, un supermarché coopératif où l'on peut trouver de la bonne nourriture à bas prix. Le magasin vend une grande variété d'aliments et de produits ménagers, la plupart du temps respectueux de l'environnement. L'entreprise compte 16 000 membres qui prennent sur leur temps libre, 3 heures par mois, pour venir y travailler. Les personnes qui ne sont pas des adhérentes de la coopérative peuvent visiter le magasin, mais ne peuvent pas y faire d'achats. On y trouve des gens de tous horizons : travailleur social, graphiste, psychanalyste...
22h15 > Le débat
LES INTERVENANTS DE LA SOIRÉE
Martine Cordel : GAEC de l'Alliance à Evendorff, 800 hectares en polyculture élevage (lait, viande, céréales)
Axel Othelet : docteur en Sociologie, spécialisé sur le développement local participatif et directeur de Citoyens & Territoires Grand Est, réseau des acteurs du développement local dans le Grand Est.
SAMEDI 20 MAI à 20h30
20h30 > Le film
SALLE RENÉ BERTIN DE VILLE-SUR-YRON / Entrée libre et gratuite
Toril
Thriller réalisé par Laurent Teyssier - France - 83 mn - 2016
Avec Vincent Rottiers, Bernard Blancan, Tim Seyfi et Sabrina Ouazani
Dans le Sud de la France, Philippe apprend que son père, Jean-Jacques, est à l'hôpital.
L'agriculteur, épuisé et menacé de faillite, a tenté de se suicider. Alors que son frère, restaurateur, est débordé, Philippe décide de sauver l'exploitation. Mais il comprend vite que, même avec l'aide de Sonia, qu'il connaît depuis toujours, il ne parviendra pas à renflouer l'entreprise familiale. Il décide alors de proposer à José, trafiquant de drogue, de stocker et d'écouler sa marchandise en passant par l'entrepôt de son père, au coeur du marché paysan...
22h > Le débat
L’INTERVENANT DE LA SOIRÉE
Guillaume Grosse : scénariste du film.
« Le destin raconté ici est celui d’un jeune fils de paysan. L’héritier d’une longue tradition familiale, qui a entendu conter la légende de sa ville, son âge d’or dans les années 60, quand la région devait devenir le verger de l’Europe. Aujourd’hui, il voit ses fruits pourrir sur les arbres, quand les ramasser coûte trop cher, et se sait enchaîné aux crédits, aux invendus, au travail acharné dont le prix se décide bien loin de ses vergers. » Note du scénariste.
DIMANCHE 21 MAI
Semailles, un jardin de cocagne
Réalisé par Jean-Louis Léone - France - 24 mn - 2006
Les jardins de Cocagne sont des jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale, crées à partir d’associations loi 1901, à but non lucratif. La spécificité des Jardins de Cocagne réside dans leur vocation sociale et solidaire. A travers la production de légumes biologiques, distribués sous forme de paniers hebdomadaires à des adhérentsconsommateurs, ces jardins permettent à des adultes de trouver un emploi et de construire un projet personnel. Ils s’adressent à des personnes de tous âges, femmes et hommes qui se trouvent en situation précaire : allocataires du RMI, sans revenus, sans domicile, chômeurs de longue durée, n’ayant jamais travaillé, etc., en difficulté sociale, professionnelle ou personnelle. L’enjeu est de recréer du lien social dans la proximité entre les personnes investies : jardiniers, maraîchers, adhérents, voisins, agriculteurs locaux, partenaires institutionnels, etc.
Le temps des fleurs
Réalisé par Jean-Louis Léone - France - 11 mn – 1991
Monsieur Laborde est horticulteur dans la région de Pau. Après quelques tentatives infructueuses de vente de sa production à Rungis, il crée une boutique de fleurs coupées dans un centre commercial, en association avec un autre horticulteur. Il réussit à embaucher deux personnes. La tâche est difficile mais la proximité du lieu de vente permet un écoulement régulier de la production de l'exploitation. Son fils a pu ainsi s'installer plus facilement, en GAEC avec lui et augmenter progressivement la surface
cultivée.
LES PROJECTIONS SCOLAIRES
9h 30 > Les espiègles
Film d’animation réalisé par Janis Cimermanis - Lettonie - 45 mn - 2015
Programme de quatre courts métrages d'animation. Au temps de moisson : Paysans et citadins s’entraident pour récolter les céréales, aidés par la fameuse batteuse à vapeur. Les souris s’activent elles-aussi. Les espiègles : Le petit Peter ne manque aucune occasion de faire une farce. Le garde forestier : Dans sa lutte contre les pollueurs, un garde forestier est aidé par animaux de la forêt.
10h45 > Ma vie de Courgette
Film d’animation réalisé par Claude Barras - France/Suisse - 66 mn - 2016
Avec Gaspard Schlatter, Michel Vuillermoz, Paulin Jaccoud et Sixtine Murat
Icare, un enfant que tout le monde appelle «Courgette », est élevé par sa mère, alcoolique.
Quand celle-ci meurt accidentellement, il est placé dans un foyer pour enfants. Dans l'établissement, le petit garçon apprend à se faire des amis, qui ont tous connu comme lui une enfance difficile. Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice sympathisent avec Courgette, mais Simon, le rebelle du groupe, tente d'imposer sa loi au garçon. L'arrivée de Camille chamboule une fois de plus la vie du foyer. La petite fille, malicieuse, ne laisse pas Courgette indifférent, même s'il n'ose pas tout de suite l'avouer...
ACTION LYCÉENS
JEUDI 18 MAI À 14h
AU LYCÉE JEAN ZAY DE JARNY / Ouvert au public
Autour du film Notre assiette à échelle locale
Réalisé par Jean-Philippe Delobel - Belgique - 27 mn - 2016
Qui sait aujourd’hui d’où proviennent les produits qui se retrouvent dans notre assiette ?
Pour le savoir, un groupe de citoyens de Hotton (Belgique) est allé à la découverte de producteurs qui possèdent encore le sens du goût, des 4 saisons et de la rotation des cultures. Existent-ils ? Sont-ils nombreux ? Vivent-ils de leurs productions ? Ont-ils une philosophie de travail particulière ?
En France, environ 20 % des exploitants vendent leurs produits en circuit court, soit un producteur sur 5, ou 107 000 exploitants. Parmi eux, les producteurs de légumes et de miel font partie de ceux qui ont le plus recours à ce mode de commercialisation. Ainsi la moitié des producteurs de légumes et des apiculteurs choisissent de vendre leur production en circuit court. Ils sont rejoints depuis quelques années par les producteurs de légumes et de fruits, et de plus en plus par la vente directe de volaille, d’oeufs et de viande.
Pour en débattre, Jean-Philippe Delobel, réalisateur belge, viendra expliquer comment dans une démarche d’éducation permanente, un groupe local de citoyens s’est constitué pour réaliser collectivement un film sur la provenance des produits qui se retrouvent dans notre assiette.