Louis Thirion est né le 13 février 1879 à Baccarat, d’un père organiste et chef de la musique des Cristalleries. Il fait ses études musicales au conservatoire de Nancy : il étudie d’abord le violon, puis le piano et l’orgue, et enfin la composition sous la direction de Guy Ropartz, qui deviendra son maître et dont il restera proche.
En tant qu’élève de Guy Ropartz, Louis Thirion a souvent été présenté comme un disciple de César Franck, alors que ses goûts musicaux ont été très influencés par Debussy, Chabrier et plus tard par Stravinsky. Il était aussi très lié avec Florent Schmitt, cet autre compositeur lorrain originaire de Blâmont. Il a assisté à la première de Pelléas et a manifesté à plusieurs reprises son enthousiasme pour Le Sacre du Printemps. L'un des premiers à faire travailler le concerto en sol de Ravel, il parlait, jusqu’à ses derniers jours, de la musique sérielle, de Boulez ou de Stockhausen, dont il regrettait de ne plus pouvoir lire les partitions.
Son œuvre de compositeur n’a couvert qu’une courte partie de sa vie, entre 1900 et 1913. En 1906, sa sonate pour piano obtient le Prix de la Société des Compositeurs ; en 1909, son quatuor à cordes (dédié à Florent Schmitt) est donné en première audition à la Société Nationale, tandis que son trio avec piano lui vaut un nouveau prix de la Société des Compositeurs. Ses œuvres sont jouées par de grands interprètes : Georges Enesco, Ricardo Viñes, Marguerite Long, Yvonne Astruc, Fernand Pollain, Jeanne-Marie Darré, Jean Doyen, Geneviève Joy, André Lévy, Jacques Neilz, Henriette Puig-Roget, le quatuor Pascal, le quatuor Parrenin, etc.
En 1909, il écrit sa première symphonie, qui obtient le prix Cressant. Elle sera donnée en 1911 par Gabriel Pierné à la tête des Concerts Colonne.
Il compose encore trois œuvres importantes : une sonate pour piano et violon en 1911, suivie en 1912 par une sonate pour violoncelle et piano, et enfin la seconde symphonie, achevée en 1913. L'’orchestration n’a pu être terminée qu’en 1919. Elle sera créée en 1920 aux Concerts Colonne, toujours sous la direction de Gabriel Pierné. Citons aussi d'autres chefs d'orchestre qui, plus tard, ont dirigé ses symphonies : Alfred Bachelet, Eugène Bigot, Jean Clergue, Marcel Dautremer...
Malheureusement, et alors même que la réputation de compositeur de Louis Thirion s’étend en France et à l’étranger, la guerre de 1914 l'atteint durement : il est mobilisé pendant toute la guerre ; de plus, sa maison de Baccarat brûle dans l'incendie de la ville provoqué par les Allemands, entraînant la perte de la quasi-totalité de ses manuscrits. Il perd sa femme en 1920 et se retrouve avec deux jeunes enfants à charge. Sa santé fortement ébranlée, complètement découragé, il prend alors la décision de ne plus composer.
En 1958, il est élu seul membre correspondant de l'Institut de France. Il y retrouve Florent Schmitt qui avait proposé sa candidature, ainsi que Henri Büsser, Paul Paray, Jacques Ibert et Louis Aubert.
D'un premier mariage, Louis Thirion a eu deux enfants, dont l'écrivain et surréaliste André Thirion. D'un remariage tardif avec la pianiste Micheline Moris-Thirion, il aura un fils, Louis-Claude Thirion, également pianiste.
Source : Wikipedia.
Une très belle musique à découvrir