Peut-on et faut-il parler de tout, mettre des mots sur tous les maux ? Quels sont ces sujets qui mettent mal à l’aise, dérangent ou fâchent ou à l’inverse libèrent ? Pour quels effets et quelles conséquences ? Que dire de ces affaires/dossiers mis sur la place publique, médiatisés, donnés en pâture à la vindicte populaire soucieuse de “tout savoir” (en toute méconnaissance ou connaissance de cause) ou à l’inverse de ces situations que l’on cache, façon secrets de famille ?
Avouer, dévoiler, révéler, mettre au grand jour, taire, faire taire, dissimuler, être dans le déni... ? L’histoire n’a-t-elle de cesse que de se répéter ? La littérature, le cinéma, la presse, la télévision et aujourd’hui les réseaux sociaux y puisent leur inspiration dans ces actualités d’hier et d’aujourd’hui.
Confrontés à la communication de crise, comment l’entreprise, le monde économique, l’industrie doivent-ils s’adapter, briser le silence face aux media, aux lobbies, aux associations de protection, de défense, aux organisations syndicales ?
Parle-t-on plus facilement en 2017 de différences, de maladie, de risques, de jalousie, de racket, de signalement, de maltraitance, de harcèlement gestuel, verbal, sexuel, digital, de burn ou bore-out, voire de sadomasochisme (entre le choisi et le subi) ?
Certains sujets provoquent un électrochoc, font l’effet d’une bombe (Affaire Dutroux, Marie Trintignant, affaire Weinstein suivie des hashtags : #balancetonporc, #metoo). Eclairent-ils ou à l’inverse heurtent-ils, rendent-ils aveugles ou sourds ? Qu’est-ce qui fait bouger les opinions, les lignes, que vaut la parole d’un enfant, d’une femme ou celle d’un homme ? Pourquoi faut-il oser parler, briser le silence ? Comment voir l’invisible parfois ? Qui alerter, vers qui se tourner ? Que dit la loi ?
Que penser de cette initiative de l’ONU qui “Orange le Monde” du 25 novembre au 10 décembre prochains pour galvaniser l’action en faveur de l’éradication de la violence à l’égard des femmes et des filles ici et à travers le monde ?
De quoi parlent les femmes lorsqu’elles s’octroient un peu de temps, rien que pour elles…? Initiés à L’Excelsior depuis 2006, à raison d’une fois tous les deux mois, « Un Café entre Femmes à L’Excelsior » est un réseau ouvert pas comme les autres ayant pour ambition de rassembler étudiantes, femmes non actives, actives ou retraitées, de tous horizons qui assument leur vie de famille, sont engagées par l’humanitaire ou l’associatif, exercent ou pas une profession; s’impliquent dans la vie de la cité.