Façade du Centre Commercial Saint Sébastien rue des Ponts.
L’idée est de proposer sur un mur, sorte de galerie d’art à ciel ouvert, une programmation de 10 expositions par an d’une durée d’environ un mois. Ces expositions concernent des peintures originales d’artistes urbains d’envergure nationale et régionale. Le public est ainsi confronté à la réalisation de l’œuvre en direct et à la possibilité d’échanger avec les artistes. Il s’agit de la déclinaison d’une initiative lancée en 2003 à Paris, rue Oberkampf. Il existe à ce jour 8 MUR de ce type en France à Paris, Bordeaux, Marseille, Mulhouse et Saint Etienne.
Alber
Artiste peintre et graffeur bordelais de 29 ans, Alber développe un style technique et exigeant, sur les murs et sur des supports variés. À la recherche du trait parfait, ses courbes précises, ses aplat proprement découpés et ses personnages caricaturés sont les dénominateurs communs à l’ensemble de son travail. Souvent en camaïeu, les visages dans l’œuvre d’Alber se sont imposés après quelques années de recherche autour d’un lettrage entre « wildstyle » et 3D. Éléments centraux dans la proposition artistique d’Alber, les regards, ces fenêtres sur un monde intérieur, sur l’intime et le non-dit, sont rarement francs. Ils sont parfois défiance ou affirmation hautaine d’une supériorité sur l’autre, ils sont parfois séduction et en recherche de reconnaissance. Les personnages créés par l’artiste sont habités par une émotion subtile ; le spectateur en est le témoin. Laissé libre de toute interprétation, il ne s’agit alors que de jeux de regards entre lui et la toile où l’observé n’est pas toujours celui que l’on croit.
Le MUR
L’association le MUR Nancy a récemment été créée pour la mise en place du projet nancéien. Elle est composée de Séraphin Armand, Président de l’association, collectionneur d’art urbain, Gilbert’1, artiste urbain, spécialisé dans le graffuturisme*, Julien Pesce, graphiste et auteur des livres "Projet dièse : le street art à Nancy" et Pierre Ligier : médiateur culturel au FRAC Normandie.
*Le graffuturisme correspond à un terme inventé par l’artiste Américain Poesia en 2010, lorsqu’il décide de regrouper plusieurs artistes décidés à faire évoluer leurs graffitis vers un nouveau type d’œuvre, à la fois plus complexe et plus abstraite que le graffiti traditionnel. Gilbert’1 dispose d’un réseau national. La Galerie Punto de Turin lui consacre actuellement une exposition.
Bon plan : le parcours d'art urbain
Le 1er samedi du mois, de 14h30 à 15h30, le public est invité à partir à la rencontre du street art.
Ils suivent un parcours découverte sous la conduite d’un médiateur entre la rue des ponts et la rue Léopold Lallement pour ouvrir les yeux sur l’art urbain contemporain. Trois oeuvres sont à l’honneur :
Julia de David Walker, Street painting # 8 de Lang /Baumann et la création en cours de l’association Le Mur (Monsieur & Madame, Alber, Runs…).
Accès gratuit, sans réservation, dans la limite des places disponibles
Rendez-vous au 7 rue Léopold Lallement, au pied de la fresque de David Walker.