Née en 1932, Éliane Radigue grandit dans le quartier parisien de Beaubourg avant de s’installer à Nice à 19 ans.
Elle y épouse le peintre Arman et fréquente les figures de l’École de Nice, dont Ben, Robert Filliou et Yves Klein.
Formée au piano puis à la harpe, sa vocation bascule dans les années 1950 après l’écoute de L’Étude aux chemins de fer de Pierre Schaeffer. Invitée au Studio d'essai, elle devient son élève, avant de s’éloigner progressivement de la musique concrète orthodoxe.
Pionnière de la musique électronique, Eliane RADIGUE fût une précurseur de musiques électroniques, à base de synthétiseurs
Elle a ses propres méthodes de compositions bien à elle, où elle cherche le son, l'exploitation du son qu'elle génère à l'aide de sont synthétiseur
Revenue à Paris après sa séparation en 1967, elle assiste Pierre Henry et participe à L’Apocalypse de Jean (1968). Mais c’est en marge qu’elle forge son langage : bourdons continus, dilatation extrême du temps, variations sonores infimes et usage du larsen. En dialogue avec les minimalistes américains — de La Monte Young à Philip Glass — elle adopte à New York le synthétiseur modulaire ARP 2500, qui devient son instrument fétiche. Marquée par le bouddhisme, son œuvre explore la durée et l’écoute profonde.
Elle s’éteint à Paris le 23 février 2026, à 94 ans.
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